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    Historique

  • Au 19e apparaît la Savate, à la source de toutes les activités de combat aux pieds. C’est la violence urbaine que Paris sécrète dès la fin du 18e siècle qui est à l’origine de multiples bagarres où interviennent les coups de pieds.

    Selon Th. Gautier, la ville avec ses rues tortueuses, ses ruraux, ses faubourgs sont le creuset de cette technique de combat primitif qui a pour nom la savate. Plusieurs maîtres Savatiers se font connaître au premier tiers du 19e siècle comme professionnels de la savate (les premiers entraîneurs).

    Le terme de « Chausson » dans les années 1830, n’est pas dû au hasard, mais bien à la volonté de modifier l’image de la savate elle-même. Celle-ci va évoluer vers un sport plus mondain et d’intérieur, loin de ses origines vulgaires.

    En relevant d’une autre logique celui du jeu, du plaisir, du loisir, le chausson fait perdre à la savate classique son caractère martial, c’est un autre pas vers la Boxe Française. Les médias de l’époque favorisent indirectement l’expansion de ces deux pratiques en relatant fréquemment les crimes les plus odieux. D’où le climat constant d’insécurité qui s’installe et devient un fait de société touchant toutes les couches sociales. On est parti d’une pratique de défense de la rue avec un but d’efficacité immédiate pour aboutir à une pratique de spectacle et de loisir.

    Les techniques de percussion où la distance est strictement maintenue achèvent le processus de redressement. La posture est droite, de profil, les mains relevées ; le nouveau modèle est celui de l’escrime.

    Leboucher écrit dans son manuel : « par nos leçons, l’adresse remplace la force... elle lui donne grâce et tournure ». La boxe française remplace le chausson et se révèle. Sa naissance intervient cependant grâce à Charles Lecour. Après une défaite contre un boxeur anglais, il a l’idée d’allier la Boxe Anglaise à la Savate pour profiter des avantages de l’une et de l’autre. La naissance de la Boxe Française est due à un contexte social et culturel qui a un moment donné a fait basculer la Savate vers le Chausson et ensuite vers la Boxe Française. L’apport des théories de Charles Lecour est également évident (rapprochement de la Boxe Anglaise et de la Savate).

    Charlemont intervient à ce moment, très conscient du besoin de sportiviser cette discipline, pour lui redonner du tonus tout en n’effrayant pas les classes aristocratiques et bourgeoises qui l’avaient pratiquée jusque-là. De retour de son exil où il a codifié avec précision la Boxe Française. Les salles reflètent les conceptions des maîtres et de leurs représentations de la pratique ; ainsi fleurissent à Paris entre 1880 et 1900 des salles à « jeu bas », à « jeu haut » ou encore celles à « coups tournants ». Les cours sont dispensés dans les salles par des maîtres ayant reçu une formation largement inspirée dans ses contenus par les sciences de l’époque : physiologie et anatomie. Les méthodes en portent les traces par leurs finalités de maintien, du geste juste et bien réalisé.

    Le docteur Fernand Lagrande et le docteur Peugniez vers la fin du 19e ont écrit sur le rôle de la Boxe française. On s’aperçoit qu’en dehors des explications physiologiques et anatomiques ils prennent en compte les facultés intellectuelles dans le traitement de l’information.

    Dans les années soixante l’introduction de nouveaux modes de pensée acheminés par les sciences humaines, vont développer les méthodes d’enseignement en accordant une place plus importante aux processus mis en ouvres par l’individu qu’aux réalisations gestuelles comme finalité. L’analyse de la prestation du pratiquant ne porte plus aujourd’hui seulement sur sa capacité à réaliser des techniques de pieds et de poings, mais aussi sur ses capacités à analyser une situation et à résoudre des problèmes relevés. Les méthodes actuelles d’enseignement, concilient les apprentissages moteurs aux processus cognitifs de prises d’information. D’un point de vue général, l’entraîneur doit mettre en relation la théorie et la pratique. Il est à la fois un préparateur physique (et psychologique) et un expert dans sa discipline.

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